Biographie de Roger Milla

Biographie de Roger Milla
Nom: Albert Roger Miller
Né le: 20 mai 1952
Lieu de naissance : Yaoundé, Cameroun

Le 'Vieux Lion' rugit à travers les ages

« La vieillesse, c'est quand on commence à dire: Jamais je ne me suis senti aussi jeune. » Cette maxime de Jules Renard colle à la peau de Roger Milla. Le buteur camerounais, figure emblématique du football africain, a véritablement explosé au niveau international aux portes de la quarantaine.Ce fin technicien, doté d'une vista remarquable, a littéralement porté son équipe en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990, à 38 ans. Avant de marquer encore quatre ans plus tard, aux Etats-Unis. Retour sur les rugissements du vieux « Lion Indomptable ».
Les multiples déménagements occasionnés par les mutations de son cheminot de père n'altèrent en rien son amour pour le ballon rond. Pieds nus, le jeune Milla participe à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un tournoi. Il est rapidement surnommé « Pelé » par ses camarades de jeu.

Y arriver... lentement mais sûrement

A treize ans, il s'acquitte de sa première licence à l'Eclair de Douala. Sa technique et son sens du but font déjà merveille. Il lui faut attendre encore cinq ans avant de découvrir le championnat national avec le Léopard de Douala. Un titre de champion du Cameroun et une demi-finale de Coupe d'Afrique des clubs champions plus tard, Milla pose ses valises au Tonnerre Club de Yaoundé. La sélection nationale ne tarde pas à l'accueillir.
Si sa carrière internationale débute sous les meilleurs auspices à l'image du Ballon d'or africain qu'il reçoit en 1976, son parcours en club est loin d'être aussi prestigieux. Fin dribleur et fougueux attaquant, Milla attend le contrat de sa vie. Celui-ci semble venir de France : Valenciennes lui propose un pont d'or pour l'époque et une villa. Espoirs déçus ! Il finit réserviste dans un minuscule studio avec 3000 francs par mois.

Milla prend alors la route du sud. Blessé ou sur le banc de l'AS Monaco, la Côte d'Azur est sans saveur. Départ pour Bastia où ses séjours impromptus au Cameroun lassent les dirigeants : « On m'a jugé sur les apparences... les grands clubs n'ont pas cru en moi » explique-t-il avec un soupçon de ranc½ur. Appelé à la rescousse de Saint-Etienne rétrogradé en deuxième division, Roger Milla retrouve le chemin du but : 22 buts en 31 rencontres. Son périple s'achève à Montpellier, club où il se sentira enfin bien. Il y intègrera même le staff technique après sa carrière professionnelle. Après avoir inscrit 152 buts en Championnat de France, il le quitte le 31 mai 1989.

Parallèlement à cette réussite mitigée en club, la sélection camerounaise assiste à l'éclosion du génie. Première sélection et premier but en juillet 1978. Les Camerounais décrochent leur billet pour la Coupe du Monde de la FIFA, Espagne 1982. Fait historique. Invaincus, les Africains sont néanmoins éliminés. Milla raccroche les crampons internationaux en 1987. Ses jubilés à Douala et Yaoundé rassemblent près de 100 000 spectateurs. Dès lors, la Coupe du Monde apparaît comme un lointain souvenir. Erreur. Le tranquille retraité de l'île de La Réunion est rappelé au chevet de son équipe par le président Camerounais. Milla reprend alors du service.

Consacré sur le tard

Agé de 38 ans, il réalise sa plus belle performance de footballeur. Il crève les écrans du monde entier lors de Italie 90. Ses démarrages fulgurants, son drible et sa vision du jeu font des merveilles. Le buteur devient sauveur. Le Lion inscrit quatre buts, chaque fois accompagnés d'une Makossa (danse) autour du poteau de corner, cérémonial qui a depuis fait le tour du monde. Ses deux réalisations en prolongation face à la Colombie propulsent le Cameroun en quarts de finale.

Du jamais vu pour un représentant du continent africain. Milla, qui a toujours milité pour la reconnaissance de son football, peut être fier : grâce aux bons résultats du Cameroun et de l'Egypte, la FIFA annonce au lendemain de l'édition italienne que désormais trois pays africains, au lieu de deux, seraient engagés en Coupe du Monde. Après un retour réussi en 1990, Milla est de nouveau convoqué pour Etats-Unis 94. Le Cameroun ne passe pas le premier tour. Le vétéran des Lions Indomptables marque tout de même un but contre la Russie. A 42 ans, il repousse les limites de la vieillesse et installe un nouveau record à son palmarès.

Roger Milla accumule les distinctions. Plus vieux buteur des Coupes du Monde de la FIFA, il est également le premier Africain à avoir disputé trois phases finales. Héros national au point de voir son nom recouvrir des milliers de bulletins de vote lors des élections locales, Milla refuse tout mandat. Ce meneur d'hommes regrette pourtant de n'avoir jamais pu diriger une sélection africaine « mais les ministres des sports restent persuadés que les entraîneurs étrangers obtiennent des résultats plus rapidement » constate-t-il amèrement.

Généreux et curieux, il consacre alors son temps à l'Afrique. Ambassadeur itinérant du Cameroun et de l'ONUSIDA, le globe trotter semble infatigable. Et ne lui demandez jamais son nombre de buts ou de sélections en équipe nationale: « Je ne sais pas. Cela ne m'a jamais intéressé. Seul le football comptait ». Et Milla le lui a bien rendu !

Carrière de joueur

Palmarès international

1982 Coupe du Monde de la FIFA, Espagne ; Premier tour
1990 Coupe du Monde de la FIFA, Italie ; Quarts de finale
1994 Coupe du Monde de la FIFA, Etats-Unis ; Premier tour
1984 Coupe d'Afrique des Nations
1984 Meilleur buteur de la Coupe d'Afrique des Nations (4 buts)
1986 Coupe d'Afrique des Nations ; Finale
1986 Meilleur joueur de la Coupe d'Afrique des Nations
1988 Vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations

Clubs

1970 - 1973 Leopard Douala
1974 - 1977 Tonnerre Yaoundé
1977 - 1979 Valenciennes
1979 - 1980 Monaco
1980 - 1984 Bastia
1984 - 1986 Saint-Etienne
1986 - 1989 Montpellier

Palmarès en club

1972 Champion du Cameroun (Leopard Douala)
1974 Coupe du Cameroun (Tonnerre Yaoundé)
1976 Coupe d'Afrique des vainqueurs de Coupes (Tonnerre Yaoundé)
1976 Ballon d'Or africain
1980 Coupe de France (Monaco)
1981 Coupe de France (Bastia)
1987 Champion de France de Division 2 (Montpellier)

# Posté le samedi 16 avril 2005 06:51

Biographie de Eusebio

Biographie de Eusebio
Né le: 25 Janvier 1942
Lieu de naissance : Lourenço Marques, Mozambique

Venue d'Afrique, la « panthère noire » a montré la route au Portugal

Surnommé la "panthère noire" du temps de sa splendeur, Eusebio, qui a été l'un des "ambassadeurs" du Portugal pour le championnat d'Europe des nations 2004, est la légende vivante du football lusitanien, grâce à ses 9 buts inscrits lors de la Coupe du monde de la FIFA, Angleterre 66 et au Ballon d'Or remporté l'année précédente.

D'origine mozambicaine, Eusebio a été en fait le premier grand attaquant issu du continent africain et le premier Ballon d'Or de couleur.
Aux cotés de Mario Coluna, lui aussi Mozambicain, il a ouvert la voie à de nombreux compatriotes comme les Dinis, Mesias, Hilario ou plus tard Jordao, tous issus des colonies portugaises. C'est ensuite à l'Europe entière que s'est étendu cet exode africain. Si aujourd'hui, les Eto'o, Drogba ou Okocha font le bonheur des plus grands clubs du "Vieux continent" ils le doivent en partie à Eusebio.

Né le 25 janvier 1942 à Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo) au Mozambique, Eusebio da Silva Ferreira débute sa carrière dans le club local du Sporting Club Lourenço Marques. Très vite repéré dans ce club "filleul" du Sporting Lisbonne pour ses qualités physiques (1m75, 73kg), il est l'objet d'un cocasse bras de fer entre les deux grands clubs lisboètes, le Sporting et le Benfica. Il doit même quitter Lisbonne et se cacher dans un petit village de l'Algarve pendant que les entraîneurs des deux formations se disputent ses services.

Il intègre finalement le Benfica Lisbonne à tout juste 18 ans.

Dès son premier match avec le Benfica, un an plus tard, il va marquer le premier d'une longue série de buts pour le club lusitanien (317 en 301 matches de championnat du Portugal). Pour l'anecdote, il inscrit ce premier but - il en marquera en fait trois en quelques minutes - lors du tournoi amical de Paris, face au Santos d'un certain Pelé (3-4).

Cet attaquant racé est doté d'une rapidité d'exécution et d'une frappe de balle exceptionnelle. Capable de dribbles "félins" hérités du football de rue pratiqué dans son enfance, Eusebio s'impose comme le principal artisan de la conquête de la Coupe d'Europe des clubs champions par le Benfica Lisbonne aux dépens du Real Madrid de Di Stefano (1962).

Sélectionné pour la première fois en octobre 1961 contre le Luxembourg, il participe activement à la qualification des Lusitaniens pour leur première Coupe du monde de la FIFA à l'occasion d'Angleterre 66. Une compétition au cours de laquelle il se révèle au monde entier.

Au premier tour, le Portugal bat la Hongrie (3-1), la Bulgarie (3-0) mais surtout le Brésil, champion du monde en titre grâce à deux buts d'Eusebio (3-1). En quart de finale, les Portugais et leur attaquant vedette marquent à jamais l'histoire de la Coupe du monde de la FIFA. Mené 0-3 par la Corée du nord, le Portugal réalise une remontée exceptionnelle grâce à un quadruplé de sa panthère noire, pour finalement s'imposer 5-3. A lui seul, Eusebio fait entrer le Portugal dans la légende du football international. C'est aujourd'hui encore l'un des plus grands matches de l'histoire de la compétition.

Les Portugais s'inclineront finalement en demi-finale face au pays organisateur et futur vainqueur de l'épreuve, l'Angleterre (1-2). Inscrivant neuf buts en six matches, Eusebio hisse le Portugal jusque sur la troisième marche du podium. "Le Mondial 66 a été le point culminant de ma carrière, se souvient-il. Nous y avons perdu la demi-finale mais le football portugais y a beaucoup gagné.

Il est dommage que ce joueur d'exception se soit trouvé isolé à son époque au Portugal, et qu'il n'ait jamais pu profiter de l'émergence d'une génération de talents portugais de qualité. Car cette Coupe du monde de la FIFA, Angleterre 66, restera comme sa seule participation au grand rendez-vous du football mondial.
Icône lusitanienne, symbole de fidélité, Eusebio restera finalement près de quatorze ans au Benfica Lisbonne, continuant d'empocher les récompenses, avant de s'offrir une préretraite dorée sur le continent américain, et de se blesser grièvement au genou lors de son retour au Portugal, à Beira Mar. Considéré aujourd'hui comme le meilleur footballeur portugais de tous les temps, une statue en bronze de "la panthère noire" trône devant le stade de la Luz, antre du Benfica.
Quarante ans après ses exploits, Eusebio est et reste sans doute encore pour longtemps le plus grand sportif portugais de tous les temps.

Carrière de joueur

Palmarès international

64 sélections, dont 6 en Coupe du monde de la FIFA, 41 buts
1966, Coupe du monde de la FIFA, Angleterre
Troisième et meilleur buteur (9)
Ballon d'or (1965)

Clubs

1958 - 1960 Sporting Club Lourenço Marques (Mozambique)
1960 - 1974 Benfica (Portugal)
1974 - 1975 Boston Minutemen (Etats-Unis)
1976 Toronto Metros (Canada)
1976 - 1977 Beira Mar (Portugal)
1977 - 1978 Monterrey (Mexique)

Palmarès en club

Coupe d'Europe des clubs champions 1962
Champion du Portugal 1961, 1963, 1964, 1965, 1967, 1968, 1969, 1971, 1972, 1973, 1974
Coupe du Portugal 1962, 1964, 1969, 1970, 1972
Meilleur buteur du championnat portugais - 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1970, 1973

# Posté le samedi 16 avril 2005 06:45

Biographie de Robert Charlton

Biographie de Robert Charlton
Né le: octobre 1937
Lieu de naissance : Ashington, Angleterre

Le plus élégant des Anglais

Rescapé de la catastrophe aérienne de Munich, vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA™ et Chevalier de l'Empire britannique, Bobby Charlton était avant tout un grand joueur reconnu pour sa droiture. Pour tout cela, il est l'un des meilleurs ambassadeurs du ballon rond.

'Sir Bobby', puisque tel est son surnom officiel, fait partie du trio d'internationaux anglais à avoir passé le cap des 100 sélections en pratiquant un jeu certes rugueux, mais toujours dans l'esprit. Porteur du brassard de capitaine à 90 reprises, Billy Wright a été le premier à atteindre la barrière fatidique dans les années 50. Plus tard, Charlton et Bobby Moore, qui soulevèrent le trophée Jules Rimet sur leurs terres en 1966, allaient l'imiter. Si Wright et Moore évoluaient dans un registre similaire de demi-centre, Charlton était un joueur à vocation plus offensive, capable de briller dans l'axe ou sur les flancs de l'attaque. Toutefois, tous trois avaient en commun la notoriété qu'ils avaient acquise pour leur détermination et leurs tacles virils mais toujours corrects.

La plus grande force de Charlton résidait peut-être dans sa polyvalence. Très bon technicien, ce remarquable distributeur de ballons distillait des passes millimétrées aux quatre coins du rectangle vert, sollicitant ses coéquipiers avec une précision et un à-propos exceptionnels. Doté d'une frappe de balle que sa modeste taille (1,73 m) ne laissait pas présager, il marquait quasiment un but tous les deux matches sous la tunique aux Trois Lions. En outre, ses 106 sélections ne sont entachées d'aucun mauvais geste, fait notable pour un joueur régulièrement affecté à des missions défensives en équipe d'Angleterre. Ses 49 buts en sélection anglaise demeurent un record que seul Gary Lineker, attaquant pur-sang s'il en est, est parvenu à approcher (48).

Des hauts et des bas

C'est dans une sélection scolaire de l'est du Northumberland qu'il fait étalage de ses talents de footballeur. Un certain Matt Busby, manager de Manchester et futur Chevalier de l'Empire britannique, ne manque pas de le repérer, lui faisant signer à 15 ans son premier contrat, en janvier 1953. Après s'être perfectionné dans les équipes de jeunes puis aguerri dans l'équipe réserve amateurs, Charlton fait des débuts professionnels tonitruants en octobre 1956, marquant deux buts à l'occasion de la victoire 4-2 des Mancuniens sur... Charlton Athletic.

Cette saison, les Red Devils sont couronnés champions. Depuis son couloir gauche, Charlton apporte sa pierre à l'édifice en faisant trembler les filets à dix reprises en 14 rencontres. La finale de la Cup à Wembley et la demi-finale de Coupe d'Europe laissent augurer des trophées plus prestigieux encore, mais le destin s'en mêle, de la plus tragique des façons. En effet, le 6 février 1958, l'équipe des « Busby Babes » est décimée par la tristement célèbre catastrophe de Munich, qui coûte la vie à huit joueurs. Âgé de 20 ans, le jeune Bobby s'en sort indemne physiquement, mais les blessures à l'âme consécutives à la perte de nombreux coéquipiers et contemporains sont bel et bien présentes.

Suite à ce désastre, Busby reconstruit une équipe du mieux qu'il peut, faisant de Charlton la pierre angulaire de son nouvel édifice. L'année 1963 marque le retour des beaux jours à Old Trafford puisque MU s'adjuge la prestigieuse Cup. Ce succès est suivi de deux titres de champion, en 1965 et en 1967. Mais l'heure de gloire de Charlton en club sonne dix ans après le drame de Munich, lorsque Manchester United s'impose 4-1 face à Benfica à Wembley, remportant ainsi la Coupe d'Europe, la première d'une équipe anglaise. Pour Charlton, auteur des premier et dernier buts, Busby et Billy Foulkes, seuls survivants du crash à être impliqués dans l'équipe, ce triomphe sportif est également un moment de profonde émotion.

Les grands débuts

Bien que formé sur l'aile gauche, Charlton fait ses débuts internationaux au poste de milieu défensif droit le 19 avril 1958. Loin d'être dépaysé, il fait, comme à Manchester, des débuts en fanfare, marquant un but pour l'écrasante victoire 4-0 face au frère ennemi écossais, à Hampden Park. « J'entends encore le bruit du ballon cinglant le filet, se rappelle l'intéressé. Après ça, on n'entendait plus qu'une chose : le silence. » Cette performance lui vaut d'être appelé pour Suède 58, mais l'Angleterre est sortie après un match de barrage contre l'URSS, au premier tour. Durant la compétition, Charlton cire le banc: le sélectionneur Walter Winterbottom regrette en effet de l'avoir retenu, pensant qu'il subit encore le contrecoup de la catastrophe de Munich.

Durant les quatre ans précédant Chili 62, Charlton a le temps de se fixer sur le flanc gauche, où Winterbottom n'a plus aucune crainte à l'aligner. Sage décision puisque le Mancunien, en marquant un but contre l'Argentine, aide les siens à se qualifier pour les quarts de finale, où ils s'inclinent face au Brésil, futur vainqueur de la compétition.

Le crépuscule de l'Angleterre

Mais c'est en 1966, année gravée dans la mémoire du peuple anglais, que Charlton atteint l'apogée de son talent. Aux côtés de son frère Jackie, qui s'est érigé en pilier de la défense anglaise, Bobby est l'élément moteur de cette équipe qui, chez elle, reçoit le trophée Jules Rimet des mains de Sa Majesté la Reine Elizabeth II le 30 juillet 1966.

Et pourtant, la compétition avait mal débuté pour les organisateurs, avec un médiocre match nul 0-0 contre l'Uruguay. Les Anglais avaient besoin d'un déclic. Charlton allait être l'homme de la situation. Lors du match suivant contre le Mexique, Bobby récupère un ballon au milieu du terrain, environ dix minutes avant la pause. « J'ai récupéré ce ballon assez loin et je n'avais aucune intention de tirer au but, raconte-t-il dans une interview. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils me laissent continuer ma course, alors j'ai tiré de toutes mes forces. » Sa chevauchée fantastique est clôturée par une frappe surpuissante qui va se loger dans la lucarne adverse. Cette fois, les Anglais sont sur la bonne voie.

C'est en demi-finale contre le Portugal que Bobby va prendre toute sa mesure. Ses courses folles acculent la défense lusitanienne, ses passes ouvrent des brèches pour ses partenaires, et ses talents de finisseur ne le trahissent pas. Il marque ainsi les deux buts de la victoire, un dans chaque période, éclipsant totalement le buteur vedette adverse, un certain Eusebio.

Avant la finale, le sélectionneur ouest-allemand Helmut Schön a parfaitement identifié la menace anglaise. Il confie donc le marquage de Charlton à un jeune mais tout aussi talentueux joueur : Franz Beckenbauer. Quand Bobby attaque, Franz défend sur lui et quand Franz attaque, Bobby ne le lâche pas d'une semelle. Après 90 minutes de jeu, le score est de 2-2, mais ni Charlton ni Beckenbauer n'ont marqué, preuve de l'intensité de cet épique duel entre deux légendes du football. Le score final, 4-2, laisse à penser que Bobby a finalement pris le dessus sur son alter-ego, ce que le « Kaiser » reconnaît aujourd'hui en résumant : « L'Angleterre nous a battu en 1966 car Bobby Charlton était un peu meilleur que moi ».

Une fin dramatique

Quand l'Angleterre se rend au Mexique quatre ans plus tard pour défendre son titre, Charlton, âgé de 32 ans, est encore au sommet de son art. Il occupe désormais le côté droit d'une équipe passée du dispositif 2-3-5 de ses débuts à un 4-3-3, en passant par un 4-2-4. Plus défensif, son rôle n'en demeure pas moins crucial. Après avoir passé le stade des groupes sans encombre, l'Angleterre retrouve les Allemands en quart de finale pour une terrible revanche de la finale de 1966. Son équipe menant 2-1 à 20 minutes de la fin, le sélectionneur Alf Ramsey (celui qui allait devenir « Sir Alf ») décide de remplacer Charlton afin de le ménager pour la demi-finale. Mal lui en prend puisque Uwe Seeler égalise et arrache les prolongations, au cours desquelles Gerd Müller venge les Allemands.

Il s'agit là de la dernière apparition de Charlton sous les couleurs de son pays, le gentleman annonçant sa retraite après le coup de sifflet final du match qui le voit battre le record de sélections de Billy Wright, avec 106 caps. Il dispute deux saisons supplémentaires avec Manchester United et fait un bref passage dans un autre club du nord-ouest, Preston North End, en tant qu'entraîneur-joueur, avant de raccrocher définitivement en 1974. Peu enclin à arpenter nerveusement le bord des terrains, Bobby s'oriente avec succès vers les affaires et fonde également des académies pour jeunes footballeurs.

En 1984, il est promu directeur de Manchester United et est invité à faire partie de la commission football de la FIFA. Depuis lors, il travaille sans relâche pour le bien du jeu à Manchester, en Angleterre et dans le monde entier, où il est reconnu et respecté en tant qu'ambassadeur du football mais aussi en tant qu'homme. Son ami et entraîneur Sir Matt Busby disait bien de lui : « Il n'y a jamais eu de footballeur aussi populaire. Personne n'a autant approché la perfection que lui, aussi bien dans le jeu que dans la vie ». No comment...

Carrière de joueur

Palmarès international

106 sélections (49 buts)
1966 Vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA en Angleterre
1968 Troisième du Championnat d'Europe des Nations

Clubs

751 matches (245 buts)
1953 - 1972 : Manchester United
1973 - 1974 : Preston North End (joueur-entraîneur)

Palmarès en club

1957 Champion d'Angleterre
1963 Vainqueur de la Cup
1968 Vainqueur de la Coupe d'Europe
1965 Champion d'Angleterre
1967 Champion d'Angleterre

Distinctions

1966 Joueur européen de l'année
1967 Désigné Joueur de l'année par les journalistes sportifs
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# Posté le samedi 16 avril 2005 06:38

Biographie de Paulo Rossi

Biographie de Paulo Rossi
Né le: 23 septembre 1956
Lieu de naissance : Prato, Italie

Un 'Pablito' toujours là quand il faut

Certains joueurs pèsent sur le jeu, d'autres sont capables d'exploits techniques extraordinaires, d'autres encore impressionnent par leur physique. Paolo Rossi n'était rien de tout cela. «Juste» l'incarnation du chasseur de but.
La carrière de Paolo Rossi aurait pu s'arrêter en 1979. Brillant au cours de la Coupe du Monde, Argentine 1978, il revint dans le Campionato à la pointe de l'attaque de son équipe, Pérouse. Il y réalise un bon début de saison. Jusqu'au 30 décembre 1978 où son équipe ne réussit qu'un match nul 2-2 face à Avellino.

Marqué par les scandales

En fin d'année, à la suite d'une enquête, Rossi et d'autres joueurs sont accusés et condamnés pour avoir «arrangé» ce match. L'attaquant italien affirme n'avoir que répondu innocemment à une question posée par un joueur adverse : «2-2 ? Si vous voulez...». Malgré ces dénégations, la sanction est lourde : trois années de suspension, ramenées à deux en appel. Rossi, alors âgé de 22 ans, est coupé en pleine ascension.

Repéré très tôt par la Juventus de Turin, il est envoyé en 1975 à Come, en Série B, pour s'aguerrir. Puis rejoint Vicenza, toujours en Série B, où il explose : 21 buts lors de la saison 1976-1977, les Biancorossi accèdent à la Série A. Il fait encore mieux la saison suivante, inscrivant 24 buts, permettant à son équipe de finir deuxième, derrière la Vecchia Dona.

Logiquement, il est appelé par Enzo Bearzot en équipe nationale cette même année. Rossi est sur des rails. Il réussit, à 21 ans, une excellente campagne argentine en 1978, où il montre au monde son opportunisme. Trois buts, mais aussi deux passes décisives, le bilan est encourageant.

Avec son 1,74m pour 66 kilos, il n'est pas un joueur physique. Mais il est toujours sur les points chauds. Son premier but inscrit avec l'Italie, contre la France, à Mar Del Plata, en est le parfait exemple : après une partie de billard dans la surface, le ballon rebondit sur le tibia de Rossi et entre dans le but. Celui qui sera surnommé après la compétition «Pablito» est toujours au bon endroit, au bon moment.

Une jeune starlette

Puis vient la suspension. De nouveau engagé juste avant la sanction par la Juventus de Turin, Rossi va se morfondre pendant deux années. Il revient sur les terrains fin avril 1982, quelques semaines avant la Coupe du Monde de la FIFA, Espagne 1982. Enzo Bearzot, toujours sélectionneur de la Squadra Azzurra, lui fait un premier cadeau : il l'emmène en Espagne, malgré ses deux ans d'inactivité..
L'emblématique entraîneur italien expliquera plus tard les raisons de ce choix : «Je savais que si Rossi n'était pas en Espagne, je n'aurais pas de joueur opportuniste dans la surface de but. Dans cette zone, il était vraiment bon, rapide, toujours prêt à réaliser la bonne feinte.»
Les tifosi sont sceptiques, comme la presse. Ils le deviendront encore un peu plus après le premier tour. L'Italie passe grâce à la différence de but, n'ayant pu réaliser que trois nuls et inscrit deux buts. Rossi, titulaire, a été transparent.

L'idole de la Nation

Au deuxième tour, les Italiens se retrouvent dans un groupe en compagnie du Brésil et de l'Argentine. Pour le match contre l'Argentine, que l'Italie remporte 2-1, Rossi ne marque toujours pas. Malgré les critiques incessantes de la presse, Bearzot décide de laisser une dernière chance au Toscan.

Contre le Brésil, la victoire est impérative pour les Italiens, alors que la Seleçao n'a besoin que d'un nul. Au terme d'un match extraordinaire, la Squadra s'impose 3-2, mais surtout, "Pablito" explose. Un triplé monumental, dans son style le plus caractéristique. Un ballon volé, deux buts de renards dans la surface, Rossi a frappé. La machine est lancée. Et ne s'arrêtera plus avant la finale.

En demi-finale, il inscrit deux nouveaux buts contre la Pologne, avant de marquer son sixième but en trois matches en finale, contre la RFA. Il termine meilleur buteur de la compétition et devient le héros de ceux qui demandaient sa tête quelques jours auparavant. "Je me suis senti protégé et cela a été un élément déterminant", expliquera-t-il plus tard. L'heure de gloire de Rossi est arrivée, enfin. Il est élu Ballon d'Or européen cette même année.

Une humble fin

De retour à la "Juve", en compagnie des Antonio Cabrini, Marco Tardelli, Gaetano Scirea ou Claudio Gentile, mais aussi Michel Platini et Zbigniew Boniek, deux autres héros de la Coupe du Monde de la FIFA espagnole, "Pablito" étoffe son palmarès. La Coupe d'Italie en 1983, le Scudetto et la Coupe des Coupes 1984, la Coupe des Champions 1985...
Il quitte Turin après cette moisson de trophées, pour rejoindre l'ennemi juré du Milan AC, à l'été 1985. Chez les Rossoneri, la réussite n'est pas au rendez-vous, mais il est tout de même sélectionné pour la Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986. Il n'y jouera pas, et terminera finalement sa carrière à Vérone l'année suivante, à 31 ans.

De blessures en lassitude, Rossi décide de s'arrêter avant de faire le match de trop. Solitaire, Il quitte le monde du football très rapidement, se consacrant à sa passion, la plongée sous-marine. Cependant, il laissera l'image d'un buteur hors du commun, d'un opportunisme doublé d'une humilité probablement jamais égalés.

Carrière de joueur

Palmarès international

48 sélections, 20 buts
1978 Coupe du Monde de la FIFA, Argentine ; troisième place (3 buts)
1982 Coupe du Monde de la FIFA, Espagne ; vainqueur
1982 Soulier d'Or de la Coupe du Monde de la FIFA, Espagne (6 buts)
1986 Coupe du Monde de la FIFA, Mexique ; huitièmes de finale

Clubs

1975 - 1976 Come
1976 - 1977 Vicenza
1978 - 1981 Pérouse
1981 - 1985 Juventus
1985 - 1986 Milan AC
1986 - 1987 Vérone

Palmarès en club

1982 Champion d'Italie
1983 Vainqueur de la Coupe d'Italie
1984 Vainqueur de la Coupe des Vainqueurs de Coupe
1985 Vainqueur de la Supercoupe d'Europe
1985 Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions 215 apparitions en Série A, 82 buts

# Posté le samedi 16 avril 2005 06:30

Biographie de Luiz Nazario de Lima , alias Ronaldo

Biographie de Luiz Nazario de Lima , alias Ronaldo
Pays : Brésil
Age : 28 ans
Date de naissance : 22 septembre 1976
Lieu de naissance : Rio de Janeiro
Taille : 1m83
Poids : 83 kg
Poste : Attaquant

Ronaldo Luiz Nazario de Lima (né le 22 septembre 1976) est un joueur de football brésilien évoluant au Real Madrid. Destiné à devenir le nouveau Pelé, voire à le dépasser, sa carrière a malheureusement été stoppée une première fois lorsqu'il évoluait à l'Inter Milan par une blessure l'écartant des terrains pendant plus d'une saison. Blessé de nouveau, il ne retrouvera plus son explosivité et sa vitesse, qualités qu'il compense par ses talents de buteur-né. Aujourd'hui l'un des attaquants les plus dangereux du monde, il est dommage de penser qu'il a été stoppé en pleine ascension. Sans ces blessures, il serait sûrement devenu une véritable légende, au même rang que Pelé, Diego Maradona ou Michel Platini.

Tout commence dans un faubourg de Rio, Bento Ribeiro, un 26 septembre 1976, lorsque Sonia Barata Nazario de Lima donne le jour à son troisième enfant, Ronaldo Luiz. Ronaldo n'est pas issu d'une favela, comme c'est le cas de beaucoup de joueurs brésiliens. Mais les revenus de la famille sont cependant modestes, avec le seul salaire du père, employé à la compagnie de téléphone Telerj. Et la situation devient très difficile lorsque celui-ci, aux prises avec des problèmes d'alcoolisme, quitte le domicile conjugal. Donna Sonia élèvera seule ses enfants pendant de longues années.

Formé au football de rue, Ronaldo fait ses premiers pas dans une équipe dans une équipe de foot à cinq. Ensuite, il évolue au Social Clube de Ramos puis au Sao Cristovao.

Le premier tournant de la carrière du gamin s'opère lorsque Alexandre Martins et Reinaldo Pitta, deux employés de banque, rachètent son contrat au Sao Cristovao. Les deux hommes ont immédiatement compris qu'ils ont affaire à un joueur hors du commun.

A l'automne 1992, Ronaldo est envoyé au cruzeiro Belo Horizonte. C'est là qu'il débute vraiment sa carrière professionnelle, marquant but sur but en Championnat. L'attaquant de la banlieue de Rio a seize ans et sa réputation a fait le tour du Brésil en quelques semaines.

Considéré comme le meilleur joueur Brésilien depuis Pelé, il signe en 1994 un contrat avec le PSV Eindhoven, devient meilleur buteur du championnat néerlandais dès sa première saison et gagne la Coupe des Pays Bas en 1996. Transféré ensuite au FC Barcelone, il y marque 47 buts en 49 rencontres, remporte la Coupe des Coupes, avant d'être transféré à l'Inter de Milan en 1997, où il accumule les titres : vainqueur de la Coupe UEFA en 1998, Ballon d'or en 1997, meilleur joueur du monde en 1996 et 1997.

Ronaldo n'est pas le plus puissant, ni le plus rapide, mais dès qu'il a un ballon dans les pieds, il est irrattrapable
En 1994, il devient Champion du Monde à l'âge de 18 ans, mais sans avoir disputé un seul match de la phase finale. En 1998, il joue en France, et tout le monde se souvient de son malaise juste avant la finale contre la France. Ce n'était pas un grand jour pour lui, c'est sûrement ce qui a sauvé les bleus. Depuis, il a très peu joué. Opéré une première fois du tendon rotulien à l'hôpital de la Salpétrière, par le Pr Saillant, il rejoue de longs mois plus tard, trop tôt malheureusement et s'écroule de nouveau au cours d'un match, tendon sectionné. Il doit se faire opérer de nouveau. Cette fois-ci, pas question de prendre des risques. Il fait une rééducation très sérieuse, perd du poids, et rejoue en début d'année 2001 en match amical.
Cet été, le double champion du Monde a bluffé tout le monde, y compris le Brésil. Il a retrouvé son aura, son rang. Fort de son nouveau statut d'idole mondiale, le Brésilien pouvait enfin redire ce qu'il voulait. Le président de l'Inter rêvait déjà d'associer de nouveau Vieri et Ronaldo. Que nenni ! Ronnie veut partir. Coup de semonce dans le microcosme du ballon rond. Lui qui était toujours poli, qui ne disait jamais un mot plus haut que l'autre, lui qui incarnait l'exemple même du joueur qu'on ne peut qu'aimer, devenait le temps d'un été un rebelle comme tous les autres. Plus d'amour du maillot. Une seule envie : s'en aller au Real Madrid.

Interminable feuilleton où chacun va y perdre des plumes. Ronaldo va voir des supporters le haïr, le vilipender en public. Sa réputation de gentleman en prend un coup, mais il s'en fiche. Il a ce qu'il veut. Lui qui n'a gagné qu'une Coupe de l'UEFA avec l'Inter de Milan veut plus. Il veut la Championsleague.

A son arrivée, 5000 maillots se vendent en quelques minutes. Un record. Depuis son arrivée début septembre, il a mis un mois avant de fouler la pelouse du stade Santiago Barnabeu. Premier entraînement, première blessure. Rien de bien grave. Une petite élongation Remis sur pied, il se blesse de nouveau. Encore une fois, rien de grave.

Rapidement, Ronaldo a pris ses marques auprès de ses nouveaux coéquipiers. En retrouvant son ami Zinédine Zidane. Depuis de longues années, la relation entre les deux joueurs était forte. Elle l'est encore plus depuis que Zizou est allé voir le Brésilien sur son lit d'hôpital à Parie. Les deux hommes se vouent un respect mutuel et participent ensemble à diverses actions caritatives. Si l'enfant de Rio ne se blesse pas, ils vont enfin avoir le plaisir de jouer ensemble comme ils se l'étaient promis

Clubs

93-93 Cruzeiro
94-96 PSV Eindhoven
96-97 FC Barcelone
97-02 Inter Milan
02-?? Real Madrid

Palmarès

Ballon d'or européen en 1997 (Inter Milan), 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe du Monde en 2002 (BRESIL)
Meilleur buteur de la Coupe du Monde en 2002 (BRESIL)
Vainqueur de la Copa America en 1997, 1999 (BRESIL)
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la C2 en 1997 (FC Barcelone)
Vainqueur de la C3 en 1998 (Inter Milan)
Champion d'Espagne en 2003 (Real Madrid)
Meilleur buteur du Championnat de Pays-Bas en 1995 (PSV Eindhoven)
Meilleur buteur du Championnat d'Espagne en 1997 (FC Barcelone), 2004 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe de Pays-Bas en 1996 (PSV Eindhoven)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1997 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe d'Italie en 2000 (Inter Milan)
Vainqueur de la C1 en 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super coupe d'Europe en 2002 (Real Madrid)

# Posté le mercredi 13 avril 2005 11:19

Modifié le jeudi 14 avril 2005 08:37